Quoi de neuf ?

 

LE PRESCOLAIRE D’ANTSONOMARIFY

Bien que Madagascar ait développé, depuis longtemps, un programme national pour l’éducation préscolaire les enfants du milieu rural et/ou défavorisé ne sont pas forcément atteints. La majorité des services de l’école maternelle sont concentrés dans des zones urbaines et dans le cadre privé. Mais, depuis que le Ministère de l’ Education Nationale a lancé la mise en place de classes préscolaires au sein des écoles primaires publiques, toutes les écoles de brousse se sont lancées dans la mise en place d’un préscolaire. Pour activer les choses, les parents d’élève d’Antsonomarify se sont permis d’utiliser une des deux salles de classe supplémentaires financées par Projet Action en 2013 pour accueillir les enfants et deux membres de la chorale MISAFA (Marceline et Vaohita) plus deux jeunes du village (Gazony et Judith) se sont engagées  pour assurer l’encadrement. Conscient des enjeux et de l’importance de l'éducation   préscolaire, Projet Action  a décidé de financer en 2018 la construction d’une salle spéciale dédiée au préscolaire avec des tables et des chaises de différentes couleurs et adaptées aux enfants de bas âge . Mis en chantier vers début mai 2018, le bâtiment est terminé fin Août et a été inauguré le 19 octobre de la même année en présence  du Maire, des autorités de l’éducation, du Président de Projet Action et 4 représentants des parrains et donateurs. La cérémonie a été animée par la chorale MISAFA et l’ambiance était à son maximum. Les villageois en ont profité pour exprimer leur joie. Tous ceux qui ont pris la parole ont souligné la beauté de l’infrastructure et ont témoigné de l’intérêt qu’elle représente pour l’éducation préscolaire. Projet Action a également fourni des livres, des jeux, des nattes et des coussins.

Longtemps désiré, le préscolaire d’Antsonomarify est actuellement en pleine activité et compte 127 enfants répartis en 2 sections et encadrés par 4 enseignantes. Malgré leur faible indemnité, voir rien du tout, ces enseignantes n’ont pas manqué de manifester leur dévouement pour accomplir leurs tâches. La crainte de perdre leur emploi et l’espoir d’être recrutées les poussent à plus de rigueur dans l’exercice de leur métier. Il n’y a pas de programme bien défini mais au regard du fonctionnement observé, le contenu se focalise essentiellement sur l’éveil des enfants. On apprend par le jeu plutôt que par des exercices. Par exemple, pour apprendre à suivre des règles, Marceline disait que ses collègues font  jouer les gosses à un jeu de société où il faut suivre des règles pour pouvoir gagner. Pour cela, elles se servent des balles  qu’Eric a amené pour les faire jouer « à la balle au prisonnier » ou « passe à dix ». Les enfants s'amusent et se font de nouveaux amis en apprenant de façon naturelle par le jeu. Les recherches ont également démontré que le jeu est un besoin essentiel chez les enfants, et qu'il est possible que les aptitudes dont ils ont besoin pour exploiter leur potentiel soient moins développées chez les enfants n’ayant pas assez l'occasion de s'exprimer par le jeu. Le Président FRAM témoigne  que le mode d’encadrement dans le préscolaire représente une première expérience où les enfants évoluent sans leurs parents dans un environnement éducatif organisé. Ils s'adaptent pour passer du temps sans leur famille et apprennent à être autonomes et indépendants. A propos de  de la grande salle, nous avons appris que  ce sont les enfants de la petite section qui utilisent souvent le coin de repos. A partir de 10 h, beaucoup d’entre eux commencent à avoir le sommeil et l’on se demande si c’est à cause de la chaleur ou à cause de la faim. Selon les explications d’une mère de famille enquêtée, avant d’aller à l’école, la plupart de ces enfants ne prennent pas de petit déjeuner et leurs parents ne peuvent leur donner comme goûter que des épis de maïs grillés ou de bouillis de manioc. Au mois  d’avril, deux des enseignantes suivront une formation d’une semaine sur l’éducation préscolaire et on espère que cela se poursuive et se termine par le recrutement de ces jeunes courageuses.

Le coordinateur de Projet Action : Alijaona RAJOMALAHY

 

 

Résultats des examents 2018

au lycée technique d'Ankaraobato

 

Brevets d'études professionnelles :

  • technicien d'agriculture :         21
  • technicien d'élevage :              15
  • chef d'équipe de chantier :        5
  • menuiserie bois :                         2
  • maintenancier d'automobile : 13

Total BEP :                                            56

 

Bacs professionnels :    

  • ouvrages bois :                         4/4 admis
  • bâtiments travaux publics : 6/10 admis
  • mécanique auto :                 11/14 admis    
  • agriculture :                           17/23 admis  
  • élevage :                                 17/21 admis                

Total  Bacs Pros :                                 55

 

Les parrains et donateurs de Projet Action seront heureux et fiers de découvrir ces beaux résultats !

                                                        

 

CFP Robson TSIRAVOA

 

Projet Action s’est lancé en 2010 dans un pari audacieux en consacrant une grande partie de son budget à la réalisation d’un Centre de Formation Professionnelle à Ankaraobato. Le principal objectif de l’investissement vise à offrir aux jeunes des possibilités d’apprentissage et de formation leur permettant :
• d’acquérir des compétences requises à la professionnalisation voire à la modernisation des techniques traditionnelles
pratiquées dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage et de l’artisanat
• de combattre le manque de qualification et de créer ou trouver des emplois décents
Grâce à la solidarité de tout le monde et aux soutiens sans précédent des parrains et donateurs, Projet Action et les entrepreneurs ont réussi leur pari de construire en moins de 5 mois le beau lieu de formation qui ne compte pas moins d’une douzaine de bâtiments : 3 internats, 2 ateliers, deux fois 4 salles de classe, 2 salles de laboratoire, 3 logements (directeur, surveillant général et gardien), des douches, des toilettes, une étable, un poulailler et une porcherie. Mis en chantier vers mi-mai 2010, ces infrastructures sont terminées fin septembre et ont été inaugurées le 29 octobre de la même année par M. Camille VITAL, Premier Ministre, Chef du Gouvernement, en présence de Madame TOTO RAHARIMALALA Marie Lydia, Ministre de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle et de M. Philippe
MEYER, Président Fondateur de Projet Action. Une forte délégation des parrains et donateurs de Projet Action était aussi venue à leurs frais pour honorer de leur présence la cérémonie. En souvenir de ce que feu Robson TSIRAVOA a enduré et débattu pour l’avenir de son village, le CFP est appelé « Centre de Formation Professionnelle Robson TSIRAVOA ».

Ça fait un moment qu’on n’a pas entendu parler de ce centre et on est curieux de connaître ce qu’il est devenu.
Il est en activité et compte actuellement 436 apprenants repartis dans les 4 filières dispensées (agriculture, élevage, menuiserie et maçonnerie) et encadrés par 20 formateurs. Le 2ème internat réalisé en 2011 et le 3ème internat de 42 places réalisés en 2013 ont permis au Centre d’accueillir et héberger les apprenants en provenance des villages éloignés ou des communes distantes comme Tsifota, Analamisampy, Soahazo, Antanimeva, Befandrea, Ambahikily, Morombe, Tuléar.

Les 2 terrains de sports réalisés en 2011 l’ont rendu attractif. Les apprenants ne ratent pas les occasions pour jouer ou organiser un petit tournoi (basket, volley, hand). Les filles ont même constitué une équipe de foot baptisée «SCORPION DU CFP-LTFP". Voulant soutenir l’initiative et promouvoir le foot féminin, Projet Action a décidé d’organiser des matchs amicaux permettant aux footballeuses d’échanger leurs expériences et améliorer leurs techniques.
En ce qui concerne les activités pédagogiques, les résultats des examens officiels sont toujours probants. L’année dernière, 43 des 47 candidats ont décroché le CFA et 51 des 63 candidats ont obtenu le CAP.

Le CFP Robson TSIRAVOA peut-il encore améliorer ces scores ?
A propos des apprenants en fin de 3ème année du CFP, une convention de partenariat est passée en 2014 entre la commune de Milenaka et Projet Action pour la construction d’un Lycée Technique et Formation Professionnelle à Ankaraobato. Mis en chantier début mai 2014, cet établissement est terminé fin août et a été inauguré le 24 octobre de la même année par M. HORACE Gatien, Ministre de l’Emploi de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, en présence du Chef de Région. Malgré la grève du syndicat des enseignants et la crise sociopolitique que le pays traverse, le Lycée Technique d’Ankaraobato est toujours en activité. Il compte actuellement 245 apprenants repartis dans les 5 filières dispensées : Maçonnerie, Menuiserie, Mécanique Auto, Agriculture et Elevage. Les résultats des examens officiels sont encourageants. L’année dernière, 35/63 candidats présentés ont eu leurs Bacs Pro. A travers des discussions avec ceux qui ont eu la chance de poursuivre leurs études supérieures nous avons appris que plus de
300 candidats ont participé au concours d’entrée en première année de l’Institut Supérieur de Technologie de Tuléar (IST) et 6 sur les 150 candidats admis proviennent du Lycée Technique d’Ankaraobato. De par ce résultat, on peut dire que les bacheliers du Lycée Technique d’Ankaraobato peuvent se mesurer aux bacheliers des établissements de la ville ou des autres régions.
Pour la prochaine rentrée scolaire, le Lycée Technique d’Ankaraobato a enregistré 102 candidats pour le concours d’entrée en première année.
                                                                                                                                                                              Alijaona RAJOMALAHY

 

 

 

 

EPP ANTEVAMENA

Antevamena est un village isolé dans une zone agricole, Il se trouve à 10 km au Nord Est de la de commune de Tsianisiha.  La quasi-totalité des habitants vivent de l’agriculture et de l’élevage. La faiblesse  des revenus et la part des dépenses alimentaires dans le budget des ménages pauvres diminuent le taux de scolarisation et augmente les taux de déperdition scolaires. Durement frappé par le dénuement, bon nombre de familles préfèrent plutôt faire travailler leurs enfants pour subvenir aux impératifs du quotidien  que de les envoyer à l’école. Affecté par la situation et à la demande des villageois, Projet Action  a décidé de financer en 2011 la construction d’une école de 5 classes pleine de table-bancs. Mis en chantier vers mi-mai 2011, l’école est terminée fin septembre et a été inaugurée le 24 Octobre en présence  du Maire, des autorités de l’éducation, du Président de Projet Action et quelques représentants des parrains et donateurs. Tous ceux qui ont pris la parole pendant la cérémonie ont souligné la beauté du bâtiment et l’intérêt qu’il représente pour l’éducation des enfants dans le village. Cela fait un moment que l’on n’a plus entendu parler de cette école et on est curieux de connaitre ce qu’elle est devenue ? 

Un entretien avec le Directeur  nous a appris que, malgré les orages et cyclones, l’école  reste indemne. Elle compte actuellement 185 élèves, répartis en 5 sections et encadrés par 5 enseignants. Les résultats des examens officiels sont toujours convaincants. L’année dernière, 11 sur les 12 candidats présentés ont décroché le CEPE  et ont quitté le chemin du primaire   pour emprunter la piste des collèges de Beravy ou de Tsianisiha. Les parents d’élèves ont profité de  la nouvelle politique de l’éducation pour  demander l’ouverture  des classes préscolaires. Afin d’activer la procédure  ils se sont cotisés pour payer la construction  d’un bâtiment en pisé de 2 salles pour accueillir 106 préscolaires  dont 59 sont regroupés dans la petite section et 47 dans la grande. Un entretien avec le Directeur nous a permis de noter que les élèves encadrés par des maîtres FRAM (non titulaires, embauchés par les parents d’élèves et, en principe, indemnisés par ces derniers) se caractérisaient par des résultats décevants. Il est très probable que la déficience soit l’effet de la démotivation. Pour les soutenir, les parents d’élève  se sont convenus de payer en nature leur part de cotisation annuelle. Même si le soutien  paraît chétif, il comporte un petit avantage pour les dépenses en nourritures des nécessiteux éducateurs.

Le coordinateur de Projet Action-Alijaona RAJOMALAHY

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