Mission octobre 2017 : Les Parrains témoignent

 

Transmettez tout cela à tous les parrains !

 

Le jeudi 12/10/17, à Tuléar, nous faisions la connaissance de Philippe MEYER, d' Alijaona et de Martine, qui comme nous, allait découvrir sur le terrain les multiples réalisations de Projet Action. En soirée, après la rencontre des entrepreneurs (chantiers futurs), nous étions reçus dans la grande famille sympathique d' Alijaona avec les saveurs tropicales d'un bouillon Tsaragiso (manioc-boeuf-gingembre) et d'un thon frais à la sauce tomate.

Le lendemain nous prenions le R.N. 9 nouvellement goudronnée par les Chinois pour aller inaugurer la première tranche de la piste n° 4. Après le lever du drapeau et l'hymne national, les autorités qui n'ont pas été retenues par l'organisation du plan anti-peste, prennent la parole pour rendre hommage à notre association et remercier les parrains « venus de si loin pour les aider ». Ce protocole se renouvellera jour après jour lors des différentes cérémonies. Le maire de Tsianisiha développe la métaphore des pistes qui comme les nerfs du corps humain véhiculent l' énergie et la vie. Autrefois des sentiers étroits traversaient les broussailles; maintenant les pistes ouvertes par les villageois et P-A permettent le passage aisé des charrettes, vélos et même taxis-brousses et apportent gain de sécurité, fluidité et rapidité des échanges, donc un essor économique et social inconnu jusque là.

«Avant il n'y avait rien; la liste est longue des réalisations qui ont changé notre vie. Si nos enfants réussissent, c'est grâce à vous. Transmettez tout cela à tous les parrains. (A Philippe): nous savons que vous avez été souffrant. Nous suivons de très près votre état de santé et prions pour vous et votre famille.»

Après la réponse de Philippe, c'est le don de cadeaux divers selon les ressources des différentes communes: chèvres, poulets, poissons séchés, coquillages, lambs, riz, pieds de manioc- auquel succèdent chants et danses.

Dans l' après-midi, la chorale d’Antsonomarify nous attend et en cortège chantant et dansant nous gagnons la petite chapelle et la salle de réunion d'Antsonomarify. Emotion et joie de tous. L'attente des villageois et leur ferveur sont immenses.

Le samedi 14/10, nous inaugurons la réhabilitation de l' école primaire d'Ankaraobato, lieu de naissance de P-A. , puis après la visite du CFP et du Lycée technique et professionnel (taux de réussite: 100% au CAP; 61% au baccalauréat), nous découvrons un des plus beaux villages: Tsaragiso. Au-delà de la végétation tropicale sèche faite de didiéracées, d'euphorbes, de buissons épineux et de cactus desséchés, ce village est entouré de rizières verdoyantes. Nous sommes reçus à l'ombre du grand tamarinier, à côté d'un jeune flamboyant en fleurs, proche de la maison de Philippe. Après l'inauguration du poulailler déjà habité et du magasin de stockage, Monsieur Piquet fait un long discours de remerciement en poésie. Ce Ray-aman-dreny (personnage respectée, autorité morale) a d'autres talents: il danse aussi très bien et sait recevoir: porc tendre et ripes de chèvre sont au menu.

Dans l' après-midi, nous passons à Milenake visiter les multiples réalisations de P-A et et malgré la lecture régulière du ZEBU, je suis étonnée de voir dans tous ces villages et hameaux les nombreux bâtiments aux claustras zébus,signatures de P-A.

Les trois jours suivants, nous quittons la tribu des Masikoros (paysans éleveurs) pour longer la côte du canal du Mozambique et remonter à une centaine de kilomètres au Nord de Mangily chez les Vezos (pêcheurs). Philippe lui-même y est considéré et appelé vezofotsy : le vezo blanc. La piste de sable longe un lagon splendide aux eaux de turquoise pure. La région est déshéritée, très sèche et les seules ressources sont la pêche et la culture des algues depuis quelques années. Le dimanche 15/10, nous inaugurons la réhabilitation de l' école primaire de Tsifota, le bureau du Directeur et celui de l' Inspecteur de   la zone d' éducation. Le maire insiste sur la nécessité d' envoyer les enfants à l' école dans ce pays où les enseignants débutants sont bénévoles, où les enfants sont mis à contribution pour différents travaux, où règne l'insécurité, l'éducation n'est pas toujours considérée par les parents illettrés comme la priorité. Nous passons 2 nuits chez M. Odilon, dans ses nouveaux bungalows en dur qui dominent la plage, le lagon de Tsandamba et la maison de Philippe. Nous nous régalons de langoustes, poulpes, calamars et poissons, beignets de patates douces au miel.

Le lundi 16/10, au petit jour, nous sommes réveillés par les rires et les cris des piroguiers qui par dizaines prennent la mer pour aller pêcher plein nord. Il est 5H30, le soleil pointe derrière les maisons blanches aux clôtures de corail. Nous nageons dans le plénitude de cette mer étale. Après une heure trente de piste sableuse, de paysages splendides le long de l' océan, nous atteignons Andravona, à la limite nord du périmètre d'intervention de P-A., village de 500 habitants où l' école primaire avait été abîmée par le cyclone Aruna de 2012. Durant l'inauguration de la réhabilitation de l' école, les autorités insistent sur l'importance vitale de l'enseignement, de la culture, seules richesses inaltérables et s'engagent à une surveillance plus stricte des parents et des enseignants.

Le mardi 17/10 nous repartons vers Manombo Sud où nous attendent le maire, le Commandant de gendarmerie, le  Général Rakotobe, le Commandant de gendarmerie Eugène, le Député, le Chef de région pour l' inauguration de six logements de gendarmes mariés et trois logements de gendarmes célibataires. Contraste entre ces locaux neufs bien conçus et les deux ruines des bâtiments coloniaux de la gendarmerie que le Chef de région promet de réhabiliter. Dans cette zone où le vol de zébus est une tradition, où la misère favorise les pillages et les attaques, une gendarmerie forte est un gage de sécurité, « un gendarme isolé étant un gendarme mort ».

Le mercredi 18/10, accompagnés de la très sympathique chorale d’Antsonomarify toujours présente lors des grandes occasions, nous inaugurons avec les autorités de Manombo et de Marofoty la piste n° 3, Antanimena-Tsihake, baptisée piste Renilay Zefirin Bouchoir, en hommage au propriétaire qui a offert les remblais. Philippe exprime la nécessité de l'entretien de cette piste et du débrousaillage d'une future piste n° 5 Marofoty-Antanimahery-Manombo avant le financement de P-A. Cette mission s' achève à Androtsy par une des rencontres les plus émouvantes. A l'ombre du grand tamarinier entouré d'une trentaine d'adultes et de 80 enfants, le Ray-aman-dreny souffrant, enveloppé d'une épaisse couverture à carreaux, prend la parole pour demander à P-A. la construction d'une école primaire pour 144 enfants. L'école actuelle est en partie suspendue dans le vide, menacée par les crues de la rivière Manombo. Philippe donne son accord de principe et prie le Ray-aman-dreny de rester en vie jusqu'à l'inauguration. Les larmes aux yeux, nous chantons une dernière fois avec la chorale «Tout peindre en bleu» dont Alijaona explique la polysémie du terme Bleu: Manga en malgache: beau, heureux, prospère, sacré.

Nous quittons à regret nos amis et longtemps après que notre voiture a démarré, leurs mains nous font des signes d'au- revoir.

Nous remercions du fond du coeur pour toutes ces belles rencontres et expériences Philippe Meyer, Alijaona, notre chauffeur Gégé, les villageois chaleureux et félicitons les responsables de P-A., tous les parrains pour leur engagement et leurs nombreuses réalisations qui ont contribué à l'essor d'une des régions les plus déshéritées de Madagascar.

Joëlle COIRET

 

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Expérience exceptionnelle et inoubliable !

 

Après des semaines de préparatifs, les jours décomptés avant le jour de départ, de longues heures d’attente à l’aéroport de Roissy (bien accompagnée par un Philippe Meyer attentif et prévenant à mon égard), je pose les pieds à Tuléar, sur le territoire d’intervention de Projet Action.

Je suis très heureuse de revoir Alijaona rencontré à deux reprises à Montreuil. Il nous conduit jusqu’à l’hôtel pour un repos bien mérité avant de le retrouver le lendemain.

Jeudi 12 octobre : en début de matinée, je fais l’agréable connaissance de Joëlle et Alain, les parrains qui vont m’accompagner tout au long de la mission. Philippe et Alijaona nous rejoignent et nous partons déjeuner au Jardin. Le rythme est donné, la complicité s’installe rapidement entre nous et je me dis que j’ai beaucoup de chance de participer à cette mission.

 La journée s’achève dans une ambiance très chaleureuse chez Alijaona, autour d’un bon diner préparé en famille. Je rencontre « le petit Romain », devenu un grand et beau jeune homme très investi dans ses études universitaires. Il nous montre avec fierté, ses documents de cours. C’est du sérieux ! La soirée se termine en chansons, toute la maisonnée connaît la musique.

À partir du vendredi 13 octobre, la mission démarre. J’ai tout à découvrir de ce pays et de l’action de Projet Action sur le terrain, après plus de vingt ans de lecture passionnante des Zébus.

Ainsi, du premier au dernier jour de cette mission, une succession de chocs visuels, sensoriels, et émotionnels très forts va se mêler à mes sentiments de surprise, de désarroi, de révolte parfois devant tout ce que je perçois de misère, mais de fierté aussi de représenter les parrains et donateurs de Projet Action. Au fil des visites de villages et des inaugurations, je mesure  la force d’intervention de notre association. Je suis impressionnée par les belles réalisations, reconnaissables par leurs couleurs et les claustras, au milieu de nulle part, et qui sont quasiment toujours les seuls bâtiments en dur au cœur des villages.

L’enthousiasme et la ferveur des villageois, des aînés aux plus petits (si nombreux !) en passant par les jeunes filles, jeunes gens des collèges et lycées qui nous accueillent, me touchent beaucoup. Nous sommes reçus et installés comme des VIP, à l’abri du soleil, entourés d’une foule serrée et attentive tout au long des cérémonies.

Je suis admirative de la dignité avec laquelle toutes les personnes s’expriment lors des discours ; mais également très, très émue à chaque remerciement appuyé et aux applaudissements de toutes et tous pour Philippe Meyer, rebaptisé « le vezofotsy », (le vezo blanc), et pour nous, marraines et parrain présents, « venus de si loin, par les pistes si difficiles, dans la chaleur et la poussière ».

Toutes et tous insistent auprès d’Alijaona pour qu’il traduise bien encore que : « c’est grâce à la générosité de tous les parrains et marraines de Projet Action que [leur] vie s’améliore ». Il faut que les marraines et parrains sachent bien cela et nous demandons à Madame Joëlle, Madame Martine et Monsieur Guy de leur dire à leur retour ». Voilà c’est écrit et souligné pour vous toutes et tous.

Les attentes de la population sont à la hauteur du dénuement qu’elle subit dans tous les domaines de la vie et je comprends le casse-tête et le crève-cœur que doit surmonter le conseil d’administration lors de la validation des projets à financer.

Les regards de curiosité et les sourires timides envers les « Vazas », les nombreux petits cadeaux reçus (dont un petit panier de riz de Tsaragiso) sont très attendrissants, et je me réjouis de cette ambiance de fête, chaque jour renouvelée. Les chants sont joyeux, et les danses bien déhanchées déclenchent de grands éclats de rire (les marraines, le parrain et Philippe Meyer sont très sollicités !). Les chapeaux se remplissent, les repas préparés et servis par les femmes sont délicieux, les émotions s’entrechoquent — mais déjà, il faut se quitter.

Je garde en mémoire et dans mon cœur les petites conversations en aparté avec celles et ceux qui parlent français ; les regards échangés qui en disaient long ; les franches poignées de mains, et aussi les mains menues des petits plus hardis glissées dans les miennes. Les quelques bisous discrets ; les signes de la main avec celles et ceux qui sont restés en retrait. Je regarde aujourd’hui les nombreuses photos partagées, dont celles des enfants espiègles qui découvraient, dans un fou rire par-dessus de mon épaule, leur visage au milieu du groupe.

La chorale « MISAFA » nous suit de village en village, et nos voix se mêlent à leur chœur, de plus en plus fort pour « tout peindre en bleu pour être heureux » — et c’est bien sûr ce que je souhaite le plus pour que la vie de nos amis malgaches soit plus douce et leur ciel plus bleu !

À cette étape de mon récit, je tiens à vous faire partager quelques extraits de discours qui m’ont particulièrement touchée. Je remercie Alijaona d’avoir eu la patience et le grand respect de traduire les messages des différents intervenants.

 

– Tsianisiha/Behompy, inauguration de la 1ere tranche de la piste n° 4 : « Projet Action donne le sang qui irrigue un peu plus nos vies » ; « Cette piste est vitale pour nous et pour le développement économique et social de nos villages ».

 

– Antsonomarify : pas de discours, mais beaucoup, beaucoup d’émotion avec l’accueil surprise de la chorale et leurs chants au cœur de la toute petite église pleine à craquer.

Il y a un lien particulier qui se crée d’emblée avec ces jeunes femmes et jeunes hommes exceptionnels qui sont déjà tellement impliqués au sein de Projet Action.

 

 – Ankaraobato, là où tout a commencé pour Projet Action : visite du CFP et du lycée technique, inauguration de la réhabilitation de l’école primaire. Un représentant des lycées s’exprime haut et clair : « Je prends la parole pour témoigner que c’est grâce à votre intervention que nous pouvons étudier dans de bonnes conditions, sans oublier nos enseignants » ; « Nous devons toutes et tous, (en regardant tous les élèves) bien travailler pour être à la hauteur de votre confiance ». Les nouveaux diplômés sont présentés comme des exemples pour tous les petits qui écoutent silencieusement.

 

– Tsaragiso : « LE » village de Philippe Meyer où la liesse s’intensifie avec notre arrivée (et malgré l’ampli quelque peu défaillant !). L’ambiance est à son comble autour de Monsieur Piquet, patriarche respecté au sourire communicatif, de Lisa et de tous les responsables de l’association AVT pour l’inauguration du magasin-poulailler. Joëlle et moi sommes ravies d’être entourées des « petits poussins » du village pour des photos réjouissantes.

Alijaona fait le point sur les cours d’alphabétisation qui ont concerné certains villageois : « Bien sûr ils n’écrivent pas encore les mots, mais ils commencent à dessiner les lettres ». C’est une jolie expression pour ces efforts déployés qui laissent entrevoir d’autres perspectives de progrès au bénéfice des villages.

Au retour, arrêt à Milenake où j’ai plaisir à rencontrer Perline, infatigable, de retour d’une réunion d’ESN.

À regarder sa petite maison, je me dis qu’elle est très courageuse et motivée, car je vois qu’elle a vraiment peu de confort pour récupérer de ses tournées.

 

 – Tsifota/Andravona/Manombo : nous avons quitté les villages de l’intérieur des terres et remontons pendant plus de deux heures une longue piste très sableuse sur un territoire aride où rien ne pousse, si ce n’est les dunes…, vers les villages des pêcheurs, tout près de la mer. À Tsifota, l’un de ces villages si éloignés les uns des autres, nous rencontrons le tout nouveau nommé chef ZAP. Philippe Meyer le rebaptise bien vite « le marathon-man », car pour l’anecdote un peu « grinçante », il devra parcourir près de 40 km sur la piste sableuse pour aller vérifier si tous les enfants sont scolarisés et si les professeurs sont bien à leur poste. Mais le chef ZAP réaffirme dans ses deux discours : « Malgré la distance, je viendrai faire mon travail et je vérifierai que tout ce qui doit être fait, l’est ».

Les remerciements pour les réalisations de Projet Action sont appuyés. Ils viennent des maires, des enseignants, des responsables de la sécurité, et le directeur de l’école de conclure : « En regardant ces beaux bâtiments dans lesquels vous allez étudier, il faut vous dire que, si le matériel, les biens mobiliers, l’école même, peuvent être volés ou détruits, les connaissances que vous allez acquérir, personne ne pourra vous les voler ».

 À Manombo, tous — le chef de région, le général de gendarmerie, les maires — insistent sur l’engagement exceptionnel de Projet Action : « Sans l’argent des parrains et donateurs de Projet Action, ces logements n’existeraient pas. (...) La présence sur place des gendarmes va assurer la sécurité des habitants dans les villages et contribuer au développement des communes grâce à une meilleure circulation des biens et des personnes ». Le général s’adresse à ses hommes : « Vous êtes tenus de prendre très grand soin de ces installations, l’entretien et la propreté doivent être impeccables ».

 

 – Antanimena/Antandroke/Tsihake : inauguration de la piste n° 3, en présence des deux maires, qui ont collaboré au projet pour que les villageois effectuent le gros travail de débroussaillage en amont des travaux de la piste, et l’assistante de la chef de district : « Nous nous réjouissons de cette réalisation exceptionnelle. (...) Ce projet a permis de réunir les villageois pour un projet commun ». Le jeune député qui est né dans la commune : « Quand j’étais petit, il n’y avait ici qu’un petit chemin toujours embouteillé pour rejoindre la RN9. Maintenant c’est une sacrée belle piste qui profite à tout le monde ; pas seulement aux deux communes, car il y a beaucoup de passage du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest. Les taxis-brousse peuvent passer. Cela va contribuer au développement économique des deux communes, et beaucoup de monde va en bénéficier ».

Toujours soucieux d’exprimer la vigilance de Projet Action sur l’entretien des réalisations, Philippe Meyer, avec fermeté et un trait d’humour : « Je recommande aux villageois de garder leurs outils bien aiguisés à portée de main pour ne pas permettre à la nature de reprendre possession des lieux ».

 

 –  Androtsy, dernière étape de cette mission riche en émotions. Près d’une centaine de villageois adultes et enfants sont assis sous le grand tamarinier à l’arrivée du chef de village. Celui-ci avance lentement et prend la parole : « Je suis dans un mauvais état de santé, mais de savoir que M. Philippe Meyer de Projet Action, qui a construit beaucoup d’installations aux alentours, s’arrêtait dans notre village, cela m’a donné la force de me lever pour me présenter à vous ». La demande porte sur la construction d’une nouvelle école pour les 144 enfants scolarisés, car celle construite en 1994 menace de s’effondrer au prochain débordement de la rivière dont le lit a sévèrement gagné du terrain depuis 2014.

Nous sommes, marraines et parrain, bouleversés par cette rencontre et l’engagement que prend Philippe en s’adressant au chef de village nous engage, nous aussi, sur la suite de notre soutien à Projet Action : « Il y a longtemps que nous passons près de votre village et on parle beaucoup de vous, car nous savons que vous êtes très impliqué auprès des enfants. Je transmets votre demande, mais je vous dis aujourd’hui que l’école sera construite. Je ne peux vous donner la date de l’inauguration, mais Monsieur le “ray aman – dreny ” (un ancien très respecté), je vous demande de tenir le coup, car nous inaugurerons cette école ensemble ».

Voilà la fin de ce récit que je souhaitais vous transmettre en relatant au mieux l’expérience humaine inoubliable que j’ai vécue au sud-ouest de Madagascar.

Je n’ai pas besoin de vous conforter sur l’importance de votre soutien auprès de notre association, mais je souhaiterais juste chaleureusement vous encourager, si vous le pouvez (et si vous hésitiez encore un peu) à partir en mission avec Projet Action.

Je remercie du fond du cœur : Gégé et Gaël, « nos chauffeurs préférés », très attentionnés et très complices ; Madame et Monsieur Odilon qui nous ont régalés à leur table à Tsandamba ; le fidèle Alijaona, égal à lui-même et si attachant, ainsi que toute sa famille ; tous les membres de la chorale MISAFA « Reggae–Reggae » pour leur joie de vivre communicative et leurs sourires (un peu charmeurs, mais - en tout bien tout honneur !) ; et enfin tous ceux et celles qui nous ont si chaleureusement et joyeusement accueillis dans leur village.

Au fond de mon cœur et dans ma tête pour toujours, je garde tous ces visages de femmes et d’hommes courageux et d’enfants touchants, rencontrés dans les villages ou croisés tout au long de nos parcours sur la RN9 et les chemins de brousse.

Enfin, un grand merci sincère et affectueux à Joëlle et Guy pour leur charmante et bienveillante compagnie pendant tout mon séjour à Madagascar, et au-delà de la mission.

Bravo, bravo et encore bravo ! à Philippe Meyer pour son engagement sans faille auprès des Malgaches et des marraines et parrains qui l’accompagnent dans les missions.

Et enfin comme on dit ici : Veloma ! [Véloume] » (« Au revoir ! »), ou mieux encore « Mandrapihana ! [Mandjpioune] (A bientôt ! ) … A Madagascar ?

Martine FRAMBOURG

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