EDUCATION SANITAIRE ET NUTRITIONNELLE

 

100 REUNIONS ESN   

dans la commune de Tsianisiha

Malgré la multiplicité des actions menées sur le terrain, Projet Action accorde une attention particulière à l’amélioration des conditions sanitaires  dans les villages  de sa zone d’intervention. Cette année, elle a financé 100  réunions d’éducation sanitaire pour 16 villages de la commune de Tsianisiha avec toujours comme principaux objectifs :

  • d’aider les gens à améliorer leur propre santé par leurs efforts personnels tout en assumant les responsabilités nécessaires pour protéger celle des autres 
  • de leur donner des connaissances et savoir-faire leur permettant de découvrir l’intérêt d’une meilleure hygiène et d’adopter un comportement sain,
  • contribuer à la politique nationale sur la limitation des naissances.

Les thèmes de réunion ont été choisis en fonction des maladies les plus fréquentes faisant  l’objet de consultations dans la commune (en concertation avec le médecin chef de la commune) et du programme national sur la santé publique. Cette année, Madame Perline a orienté les réunions sur les points suivants:

  • la propreté et l’hygiène, utilisation de latrines
  • la diarrhée et les parasitoses intestinales
  • les méthodes contraceptives et limitation de naissance,
  • le paludisme et l’utilisation de moustiquaires,
  • le méfait de l’automédication.

Dans le cadre de la lutte contre la propagation du « coronavirus »,  il lui a été demandé par le médecin de Tsianisiha de commencer ou terminer les réunions par des sensibilisations sur les mesures à prendre pour réduire le risque de contamination du virus et les comportements à adopter face à l’épidémie. Madame Perline a terminé les 100 réunions d’ESN que Projet Action lui a confiées. Les données enregistrées dans son cahier montrent que 2 160 personnes ont bénéficié des réunions et le nombre des participants à chaque réunion varie entre 15  et 30 personnes. La peur des conséquences de la COVID 19 les a beaucoup incité  à venir assister aux réunions et à poser des questions sur :

  • ce que l’on peut faire pour être à l’abri du virus  et réduire le risque de contamination?
  • quel médicament faut-il administrer pour prévenir ou guérir le coronavirus? 

Dans le souci d’apporter sa contribution à la bataille contre cet invisible ennemi mondial, Mme Perline a fait des sensibilisations sur le port du masque, le lavage fréquent des mains au savon, le respect des gestes barrières et de distanciation sociale. En ce qui concerne le traitement,  elle a parlé de l’infusion à base d'Artemisia destinée à traiter ou prévenir les infections virales telles que le Covid-19. (NDLR : l’efficacité de cette tisane reste à prouver)

 

Concernant les réunions, Mme Perline a remarqué que le thème sur les maladies d’origines hydriques (comme la diarrhée et les parasitoses intestinales) ont beaucoup intéressé les gens s’approvisionnant en eau dans des  canaux d’irrigation ou dans des points d’eau mal entretenus. Les explications faites les ont aidé à comprendre que même si l’eau est transparente, elle peut être contaminée par les impuretés de tout venant. Que faut-il donc faire  pour apaiser les atteintes de ces impuretés sur la santé ? Les réponses sont multiples mais la plus simple  encourage les gens à faire bouillir l’eau avant de s’en servir.

En ce qui concerne les embarras de santé liées à la sexualité et à la procréation, Mme Perline a remarqué que les explications sur les méthodes contraceptives et la limitation des naissances ont  beaucoup intéressé les jeunes, surtout les filles. Au cours des discussions avec elles, elle  a constaté que la méthode par implants assurant la contraception pour 3 à 10 ans ne les intéressent pas. Un frein à cette méthode  relève de rumeurs disant que les produits contraceptifs peuvent endommager l’utérus. La méthode la plus appréciée  est l’injection 3 mois.

Quant à l’utilisation des latrines, l'expérience montre qu'il est facile de faire comprendre l'origine de certaines maladies, mais l'impact sur le changement de comportement reste très faible, voire même nul. Les causes sont multiples, mais les plus souvent évoquées se rapportent à  la mentalité et à la volonté des gens d'utiliser des latrines. Beaucoup attachent de l'importance à la tradition qui ne leur permet pas de faire leurs besoins là où les autres ont fait les leurs. Dans le souci d’apporter sa contribution, Mme Perline a suggéré la  poursuite des séances d’IEC (Information Education et Communication) en mettant l’accent sur les avantages de l'utilisation des latrines jugées nécessaires pour avoir un environnement propre et une population saine.

RAJOMALAHY Alijaona

 

 

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