Education Sanitaire

 

Poursuivant ses actions pour l’amélioration des conditions sanitaires dans les villages de sa zone d’intervention, Projet Action a financé en 2017 100 réunions d’ESN (Education Sanitaire et Nutritionnelle) pour 5 villages de la Commune de Marofoty : Beroroha, Antsonomarify, Ankadobarika, Marofoty et Androtsy. Le principal objectif de  vise à :

- amener les gens à se passer de la tisane traditionnelle et à fréquenter les centres de soins,

- donner les connaissances et savoir-faire permettant aux gens de découvrir l’intérêt d’une meilleure hygiène et d’adopter un comportement sain,

-  promouvoir la consultation prénatale,

- contribuer à la politique nationale sur la limitation de naissance et la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles.

Les thèmes de réunions ont été choisis en fonctions des maladies plus fréquentes faisant  objet de consultations dans la commune. Cette année, Mme Perline a orienté ses thèmes sur :

  • limitation des naissances et  méthodes contraceptives,
  • propreté source de santé,  utilisation de latrine
  • La diarrhée et les parasitoses intestinales
  • Le méfait de la tisanerie
  • Le paludisme et utilisation de moustiquaire.

Malgré l’éloignement et les déplacements en charrette, elle est parvenue au terme des 100 réunions que Projet Action lui a confiées. Le Responsable du CSB de Beroroha a demandé à Mme Perline de mettre l’accent sur: le paludisme et prévention, l’utilisation des latrineset lavage des mains.

Il a été constaté pendant les réunions que les explications sur les problèmes de santé liées à la sexualité et à la procréation intéressent beaucoup les jeunes, surtout les filles. Au cours des discussions avec eux, Madame Perline  a constaté que la méthode par implants assurant la contraception pour 3 à 10 ans leur désintéresse. Un frein à cette méthode  relève d’interprétations, de rumeurs disant que les produits contraceptifs peuvent endommager l’utérus et rendent stérile. La méthode la plus prisée  est l’injection 3 mois.  Il a été aussi constaté que le thème sur la diarrhée et les parasitoses intestinales intéresse les habitants s’approvisionnant en eau dans des canaux d’irrigation comme ceux d’Ankadobarika et d’Androtsy. Les explications faites leur ont permis de comprendre que même si l’eau est claire, leurs points d'eau sont enclins à une contamination fécale importante en saison des pluies et, pour certains, fortement pollués par les produits phytosanitaires, utilisés sur les champs de cultures, situés en amont. De plus, les écoles ne sont pas équipées de latrines, ce qui oblige les enfants à faire leurs besoins dans les buissons. Que faut-il donc faire  pour réduire ou apaiser les atteintes à la santé. Les réponses sont multiples mais la plus simple encourage les gens à « faire bouillir l’eau » avant de s’en sévir. A propos de l’utilisation des latrines, il a été remarqué que beaucoup attachent autant d'importance à la tradition ne leur permettant pas de stocker les matières fécales. Pour eux, on ne stocke que les nourritures.

Entre 20 et 55 personnes par réunion, ce qui donne un total de 2 680 personnes

Nul ne doute que la santé soit l'un des biens les plus importants de la vie. Et personne ne peut nier que l'absence de maladie soit un facteur de santé, Mais ceux qui attachent autant d'importance au fait "d'être en bonne santé" sont-ils disposés à adopter un comportement sain ? Ce n'est pas si sûr !... L’être humain doit aussi porter lui-même la responsabilité de sa santé et doit apprendre à être en bonne santé.

Le Coordinateur de Projet Action

RAJOMALAHY Alijaona

Dans le cercle, le territoire d'intervention de PROJET ACTION
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