EDUCATION SANITAIRE ET NUTRITIONNELLE

Antanimena, Antandroka et Antanimahery (Cne de Marofoty)

 

Projet Action a encore financé en 2018, 100 nouvelles réunions d’ESN pour trois villages de la commune de Marofoty qui n’ont pas pu être visités l’année précédente. Le principal objectif de l’action vise à donner aux gens les connaissances et le savoir-faire leur permettant d’améliorer et de conserver leur propre santé par leurs propres efforts, tout en assumant les responsabilités nécessaires pour protéger celle des autres. A cette fin, Madame Perline a orienté ses thèmes sur :

  • L’utilisation des latrines,
  • Les méthodes contraceptives et limitation des naissances,
  • La propreté : source de santé,
  • La diarrhée et les parasitoses intestinales,

A ceux-là s’ajoutent les sensibilisations sur la prévention du paludisme et l’utilisation de moustiquaires imprégnées recommandées par le Service de Santé du District.

Malgré l’éloignement et le problème d’insécurité qui sévit dans la commune, Madame Perline a réalisé les 100 réunions que Projet Action lui a confiées. Les données enregistrées dans son cahier de réunion montrent que 2 230 personnes en ont bénéficié et l’assistance aux réunions varie entre 18 et 46 personnes. A propos des sensibilisations sur le paludisme, Madame Perline a focalisé ses explications sur l’origine de cette maladie, ses modes de transmission avec les symptômes. Concernant la prévention, elle a encouragé les gens  à utiliser les moustiquaires imprégnées, l'un des meilleurs moyens sûr et rentable pour se protéger contre les piqûres des moustiques. La question qui se pose est de savoir si toutes les familles pourront acheter le nombre suffisant pour tous les membres de famille. En ce qui concerne l’utilisation de latrines, Madame Perline a mis l’accent sur l’attention que doivent faire les gens aux installations pour assurer l’évacuation des matières fécales et éviter l’odeur désagréable des lieux d’aisances. Beaucoup attachent  de l'importance à la tradition mais les sensibilisations faites vont amener la croissance de  l’utilisation de latrines. Les efforts entrepris porteront leurs fruits et les latrines artisanales qui commencent à apparaître dans les villages, à côté de certaines cases vont se développer.

Il a été remarqué pendant les réunions que les explications sur les méthodes contraceptives et la limitation des naissances intéressent beaucoup les jeunes, surtout les filles. Au cours des discussions avec eux, Madame Perline  a constaté que la méthode par implants assurant la contraception pour 3 à 10 ans reste le dernier choix. Cette réticence  relève d’interprétations de rumeurs disant que les produits contraceptifs peuvent altérer l’utérus et rendre les femmes stériles. La méthode contraceptive la plus prisée  est l’injection pour trois mois. 

Pour terminer, il est bien de mentionner que les thèmes sur la propreté et les parasitoses intestinales ont beaucoup intéressé les habitants s’approvisionnant en eau dans des canaux d’irrigation ou dans des points d’eau malsains. Les explications de Mme Perline leur ont permis de comprendre que, même si l’eau est transparente, elle peut être contaminée par les impuretés de tout venant. Pour apaiser les atteintes à la santé, le plus simple est de « faire bouillir l’eau » avant de s’en servir.

Le Coordinateur de Projet Action - RAJOMALAHY Alijaona

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